Le clip : diffusion événement sur TF1

Avec une diffusion juste après le 20 Heures de Claire Chazal, samedi soir, Mylène a décidé de frapper un grand coup. A L’Ombre promet de renouer avec les vidéos historiques de la star. Un retour aux sources d’autant plus symbolique que le réalisateur du clip n’est autre que… Laurent Boutonnat lui-même.

Avec une audience, juste avant la finale de Danse avec les stars, approchant les 6 millions de téléspectateurs, Mylène est assurée d’une caisse de résonance maximale, 24 heures avant sa participation au JT de TF1. Un très joli doublé pour la plus vendeuse de nos chanteuses hexagonales.

« Monkey Me » : l’incroyable partage

On attendait le clip d’A l’ombre, on a eu droit à des fuites qui se répandent comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux, cinq jours avant le sortie officielle de Monkey Me…  Evidemment, ces fuites sont regrettables pour tous ceux qui voulaient garder intact l’effet de surprise. Regrettables aussi parce que ce partage sauvage ne respecte pas la législation sur la propriété musicale.

En même temps, paradoxalement, ces fuites ont donné lieu à un joli moment de communion entre les fans. L’autre point positif dans l’histoire, c’est de constater que ceux d’entre vous qui ont écouté l’album l’adorent ! Le bouche à oreille devrait donc être excellent pour les ventes…

Le clip d’ « A l’ombre », diffusé demain ?

Alors que le single « A l’ombre » est déjà dans les bacs, le clip, réalisé par Laurent Boutonnat, pourrait être diffusé dès demain, dans l’après-midi. Soit quatre jours avant l’apparition de Mylène dans le 20 Heures de Claire Chazal de TF1. C’est ce qui s’appelle un tir groupé…

La surprise du jour : le clip de « Quand », réalisé par François Hanss

Une sublime ballade, pure et émouvante, sur les méandres du sentiment amoureux…

On attendait le clip de A l’ombre, mais comme pour Bleu Noir, en 2010, avec le clip de Leila, Mylène nous offre un cadeau : les images de Quand, un deuxième titre de l’album Monkey Me. Une  ballade émouvante dont Laurent Boutonnat a le secret, avec une orchestration réduite à sa plus simple expression, la voix de Mylène très présente. Et l’absence de la star dans le clip !

Ce sont une nouvelle fois les méandres du sentiment amoureux qu’explore Mylène, ce moment où la passion cède peu à peu la place à un silence parfois glacé, instants de doute où affleure une mélancolie qui nous pousse à redessiner les contours de l’amour…

Pour exprimer son message, la chanteuse a choisi d’allier  les éléments et les mots. D’où ce clip  très fluide, comme l’écoulement du temps, à l’atmosphère envoûtante. Un pur enchantement qu’on doit au réalisateur François Hanss, qui était déjà l’auteur de plusieurs vidéos mythiques de Mylène (Je te rends ton amour et Redonne-Moi). Très réussi.

Mylène, « bouleversée » par l’amour de son public

Procurez-vous vite le magazine : il se pourrait bien que ce soit la seule interview à laquelle consente Mylène dans la presse écrite avant la sortie de « Monkey Me »…

Dans une promo réduite à sa plus simple expression, Mylène a choisi de s’exprimer dans TV Magazine, le magazine au tirage le plus fort de l’Hexagone. Si elle y dévoile peu de détails concernant son album (même si elle évoque indirectement la mémoire de son singe capucin ET, qui lui « manque terriblement », et le gibbon avec lequel elle pose sur un cliché, « une fille » prénommée Betty), elle décrit surtout ses états d’âme du moment, à un an de la tournée Timeless 2013.

Angoissée par l’enjeu et consciente qu’elle ne peut « décevoir » (ni « se décevoir »), elle confie avoir été « bouleversée » en apprenant la vitesse à laquelle les places pour ses concerts avaient été vendues. « Il m’est impossible d’être blasée par un geste d’amour comme celui-ci », avoue-t-elle.

Affirmant vivre « dans l’instant », elle n’envisage pas de mettre un terme à sa carrière après ses concerts. « Quand le désir n’existera plus, prévient-elle, je me volatiliserai. » Exactement comme dans la fin du clip de Fuck Them All. Mais rien ne presse, Mylène…

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« Vise le ciel » : chronique d’un album réussi

En attendant un album 100% Cabrel fin 2013, celui-ci offre une parenthèse lumineuse : une incursion dans le répertoire de Dylan. Opération pleinement réussie.

C’est une parenthèse qui a du sens. Un album de Cabrel adapté de Dylan, son idole depuis toujours. Un bel objet, aussi, sobre et discret, à l’image du poète d’Astaffort, si peu tapageur. En cherchant l’inspiration pour lui, le chanteur en panne a décidé de revenir à la source. Il n’a pas oublié que l’auteur de Like a Rolling Stone a agi comme un déclic pour lui lorsqu’il avait 14 ans. Il n’a pas oublié non plus qu’un autre Français avait déjà adapté Dylan dans la langue de Molière : Hugues Aufray. Parce qu’il est de nature pacifique, Francis a trouvé une autre voie, la sienne.

Puisant dans la grand catalogue des chansons de Dylan, il a refusé la facilité : en dehors des titres populaire comme It’s All Over Now, Baby Blue (Tout se finit là, Bébé Bleu) ou I Want You (Je te veux), il a opté pour des chansons méconnues comme You Ainn’t Going Nowhere (On ne va nulle part) ou Blind Willie Mc Tell (Comme Blind Willie Mc Tell). Ses traductions, toujours respectueuses, sont surtout des adaptations, tant l’exercice est périlleux, si l’on considère la richesse métaphorique de Dylan.

Oui, Cabrel s’est fait plaisir. Mais il a fait plus : il nous fait partager ses coups de coeur, faisant siens les messages de Dylan, toujours pleins d’une sagesse lumineuse. Mention spéciale  pour Il faudra que tu serves quelqu’un (Gone Serve Somebody), qui va droit au coeur. Si l’interprétation de Cabrel contraste avec celle, plus percutante, de Dylan, l’album ne manque pas de caractère, en dépit de sa sobriété, qui traduit l’émerveillement de l’interprète face au modèle. Vise le ciel est un album intemporel qui donne le frisson, une trouée dans les nuages qui nous fait entrevoir le firmament.

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Mylène… A Mille lieux

Une topographie passionnante signée Cyril-Xavier Napolitano

Pierrefonds, Ville d’Avray, Chaville, 18, rue Quincampois, 6 avenue Pierre 1er de Serbie, villa Montmorency…  Toutes ces adresses ont en commun d’avoir abrité Mylène Farmer, de la petite enfance à aujourd’hui. Vous pouvez les voir dans l’ouvrage de Cyril-Xavier Napolitano (Artlust, disponible sur fnac.com). Une passionnante approche, qui recense également les sites liés à la carrière de la chanteuse (décors naturels pour ses clips, par exemple) et les endroits où elle a séjourné en vacances (Londres, les Seychelles, St Barth)…

Dans ce livre singulier, vous ne trouverez aucune photo de la star, mais tous ces lieux suggèrent sa présence –  ce qui rend l’exercice intéressant sur un plan artistique. En se concentrant sur la question de l’espace, les textes accompagnant les photographies dépoussièrent le discours (souvent affecté) sur Farmer.

Bonus : des infos pratiques vous indiquent comment se rendre sur ces lieux – c’est donc un support idéal pour les fans qui rêvent d’un pèlerinage farmerien. J’ose à peine imaginer l’effet « madeleine de Proust » provoqué par ce livre sur notre Mylène nationale…