Quand Madonna sombre dans l’aigreur…

Non seulement Madonna ne supporte pas de vieillir, mais elle ne supporte pas non plus que Lady Gaga lui ait piqué son titre de Queen of Pop…

 

Alors que Lady Gaga a dû renoncer à un concert à Jakarta, suite aux menaces exercées par les islamistes d’Indonésie, Madonna veut prendre l’avantage sur sa rivale lors de sa propre tournée. C’est pourquoi elle a introduit dans la setlist du show un medley qui enchaînera Express Yourself et Born This Way, histoire de montrer que Gaga a plagié son tube des années 1990.

Une attitude qui n’honore pas la doyenne, au contraire. Plutôt que de s’aigrir dans sa haine et son désir de « tuer » celle qui l’a remplacée dans l’esprit du public, elle ferait mieux de s’indigner de l’obscurantisme religieux qui empêche une grande artiste de s’exprimer dans certains Etats du monde. Ce combat la grandirait, à coup sûr, bien davantage.

 

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Mylène : des fausses dates de concert, hélas…

Mylène sera bien de retour sur scène en 2013, mais aucune date n’a pour l’instant été validée.

Réveil en fanfare pour les fans de la rouquine ! Le site infoconcert.com vient d’annoncer quatre dates de concerts pour Mylène Farmer en 2013 : Nikaïa Nice le vendredi 25 octobre 2013 et le samedi 26 octobre 2013 ; Forest National à Bruxelles le vendredi 06 décembre 2013 et le samedi 07 décembre 2013.

Hélas, plus tard dans la journée, l’information était démentie par l’excellent site mylene.net. Toutefois, cette déception n’invalide en rien le retour sur scène de la star à l’automne 2013. Un come back, qui promet d’être « énorme » – selon la volonté même affichée par la star.

100 000 visiteurs, le cap est franchi !

 

A vous qui êtes là de passage, à vous qui êtes arrivés un peu au hasard de la navigation, ou à vous qui me faites l’honneur de visites plus régulières, parfois quotidiennes, je voulais dire… un immense MERCI ! Car mon compteur indique ce soir le chiffre de 100 000 visiteurs – l’équivalent de la population de Montbéliard ou Angoulême.

Je n’imaginais pas, quand j’ai ouvert ce blog, qu’il serait le lieu d’un échange, parfois même d’un dialogue. Je lis toujours avec intérêt vos commentaires, vos réflexions, votre ressenti. Dans le monde sauvage d’Internet, trop souvent empoisonné par les flèches du ressentiment, j’apprécie la bienveillance qui vous anime la plupart du temps au moins autant que la bonne tenue des propos que vous défendez. Je ne cherche pas à convaincre à tout prix, encore moins à mettre tout le monde d’accord, mais j’aspire à une forme d’harmonie entre ceux qui me lisent.

Nous avons tous en commun de coexister dans un même présent, unique, de nous confronter à une période de l’histoire qui nous réunit. Quels que soient notre quotidien, nos difficultés, nos forces et nos espoirs, il y a quelque chose à partager au travers des valeurs qui nous rassemblent, des artistes que nous apprécions. Entre les maux et les mots, il n’y a parfois qu’un pas, salutaire. Merci de le franchir avec moi…

Stephan Rizon, découvert par Cabrel

Contre toute attente, il a remporté The Voice. Francis Cabrel peut être fier de son poulain…

Ça s’est passé en 2007, dans le cadre des Rencontres d’Astaffort. C’est Francis Cabrel qui a invité Stephan à participer  à ce stage réunissant, deux fois par an, une quinzaine d’auteurs-compositeurs-interprètes. Il était d’ailleurs déjà sorti vainqueur de ces Rencontres, même si cette manifestation culturelle cherche davantage à développer la créativité que l’esprit de compétition.

Le chanteur a eu du nez : Stephan a triomphé lors de la finale de The Voice, dépassant les favoris Louis Delort et, surtout, Al.Hy, qui n’arrive que troisième. C’est sa prestation sur Caruso, chanson qui avait déjà porté chance à Florent Pagny, qui a modifié la donne et attiré à lui les votes des téléspectateurs.

Ce soir, en tout cas, devant son poste de télévision, Francis Cabrel devait être fier de son poulain. La victoire de Stephan sonne comme une juste reconnaissance pour les Rencontres d’Astaffort, qui accomplissent un travail authentique sans tapage médiatique.

Pour mieux connaître le travail de Stephan Rizon…

« Du Temps »… à la russe

Voilà le genre de prestation qui a dû faire plaisir à Mylène…

Les fans russes de Mylène viennent de nous donner une belle leçon de professionnalisme : leur flashmob organisé le 1er mai à St Petersbourg était une prestation quasi parfaite. Une occasion, en tout cas, de redonner vie au dernier single de la star, qui reste très agréable à l’oreille (je ne l’avais pas écouté depuis plusieurs semaines). En attendant les prochaines mélodies de Laurent Boutonnat…

Reportage sur les Stalkers (suite)

Jean-François Pigaglio, victime innocente d’un détraqué, qui a tué par « amour » pour Mylène Farmer en 1991. Il était sans doute important pour sa famille de lui rendre hommage, après toutes ces années…

Dans le reportage diffusé dimanche dernier sur Direct Star, Vincent Nequash a bien fait, d’un point de vue journalistique, de donner la parole à la soeur de la victime, Jean-François Pigaglio, ce malheureux standardiste victime d’un détraqué fan de Mylène Farmer en 1991. Il est vrai que ce fait divers tragique a été passé sous silence, ce qui n’est pas de nature à apaiser la douleur de la famille. Montrer ne serait-ce que le visage du jeune homme était, à mon sens, important.

Pour ma part, j’ai simplement regretté que certaines informations délivrées dans l’interview n’aient pas été retenues au montage. Par exemple, le fait que Mylène ait refusé, après l’incident, la présence d’un garde du corps à ses côtés. Mais aussi le fait qu’elle soit revenue, plus tard, à sa façon, sur ce drame. Même si le silence, à ses yeux, on le sait, est souvent moins indécent qu’une prise de parole intempestive.

Le dernier livre de FOG ? Lumineux !

"Dieu, ma mère et moi" changera votre regard sur Franz-Olivier Giesbert, redoutable analyste politique, mais aussi être plein de spiritualité...

 

Il a écrit des biographies passionnantes sur Mitterrand, Chirac et Sarkozy. Des romans aussi. Mais son dernier livre est un essai. Avec Dieu, ma mère et moi, paru chez Grasset, Franz-Olivier Giesbert s’attaque à un sujet complexe. Mais avec son goût des raccourcis et son sens des formules, tout devient simple. Son Dieu n’est pas celui d’une religion particulière. « Dieu est une chose trop importante pour être confiée à une seule religion », écrit-il.  Il ne se prouve pas, il s’éprouve. « Il est dehors, dans la vie, dans la nature, il suffit d’ouvrir les yeux pour tomber dessus. Etant partout, Dieu n’est nulle part, on ne peut pas l’identifier. Il est à la fois cosmopolite, œcuménique et protéiforme. Il est moi, il est toi, il est l’air que nous respirons et le gazon sur lequel nous marchons. » Une conception qui le rapproche davantage de Spinoza que de Descartes, qui fut pourtant le maître à penser de sa défunte mère.

Quant aux religions, elles sont en quelque sorte à Dieu ce que les partis politiques sont à la politique au sens noble. « Elles sont comme les étoiles qui peuplent la nuit. Elles naissent, grosssissent, se mélangent et puis meurent. Quand elles illuminent le monde, ce n’est jamais pour l’éternité, contrairement à ce que croient les dévots et les cagots, mais toujours d’autres viennent prendre la suite, après leur mort, de sorte que l’espèce humaine ne reste jamais dans l’obscurité. »

L’un des points les plus surprenants (et les plus convaicants) du livre, c’est la virulente défense du monde animal entreprise par son auteur, végétarien assumé. Proche de Plutarque, qui nous exhortait à tuer de nous-même de nos propres mains les animaux dont nous voulons manger la viande, FOG déplore les conditions d’abattage contemporaines et s’insurge contre l’hypocrisie des consommateurs de « chair morte ». Le regard d’une carpe péchée dans son enfance et les larmes du veau qu’on va abattre l’ont dissuadé à jamais de manger des animaux.

D’une manière générale, l’auteur déplore la myopie organisée de nos sociétés, qui semblent nous boucher sciemment l’horizon vers le ciel. «Aujourd’hui, ce n’est plus Dieu qui se meurt ; c’est l’humanité, frappée du syndrôme de la bougie éteinte, qui s’affaire dans les mégalopoles à la gloire du Veau d’Or où la vue du ciel lui est constamment cachée. » Abordant le thème de la mort avec une forme de légèreté, FOG nous révèle ses dialogues avec sa mère et ces défunts qui traversent son quotidien. Pour achever son livre, il nous livre sa dernière volonté : « Je demande qu’on me mette en terre avec mes livres. Je voudrais pourrir avec eux qui ont fait de moi ce que je suis. » Une jolie pirouette ? Pas seulement. La revendication iconoclaste d’un lecteur hédoniste.