"J’ai eu envie d’imaginer ce qui pouvait se passer là-haut…"

Pour mon dernier roman, EST-CE QUE TU M'ENTENDS ?, j'ai eu la chance d'être interviewé par Emmanuelle de Boysson dans "BSC News". Je vous laisse découvrir l'intégralité de cet entretien...

Pour mon dernier roman, EST-CE QUE TU M’ENTENDS ?, j’ai eu la chance d’être interviewé par Emmanuelle de Boysson dans "BSC News". Je vous laisse découvrir l’intégralité de cet entretien…

Comment vous est venue l’idée d’écrire ce roman ?

J’étais sur une plage, en juillet, sur l’île d’Oléron. Le ciel était chargé de nuages, sublime, et j’ai eu envie d’imaginer ce qui pouvait se passer là-haut…

Qu’est-ce qui vous a poussé à explorer la quête de lien entre une jeune femme et son père biologique qu’elle n’a pas connu ?
Je suis moi-même papa et la question de la filiation est un des plus grands mystères auquel tous les parents du monde sont confrontés. D’une certaine façon, nos enfants permettent à une partie de nos gènes de survivre ; et en même temps, ils sont radicalement différents de nous.

Parlez-nous des personnages d’Éden et de William, pour lesquels vous éprouvez de la tendresse…
Éden est une jeune femme en quête d’identité parce qu’elle a été abandonnée. C’est un personnage solaire, généreux, tourné vers les autres. J’aimais l’idée qu’elle travaille comme caissière pour payer ses études de psychologie. William, son père, est un personnage beaucoup plus torturé, un scénariste reconnu, mais qui se rêve écrivain.

Pourquoi avez-vous choisi de permettre à William mort dans un accident de la route d’observer les vivants, de s’interroger sur sa vie et d’entrer en relation avec sa fille ?
Il est mort trop tôt, à 37 ans, avec le sentiment qu’il lui restait beaucoup à faire. Alors il fait de la résistance : plutôt que de lâcher prise pour pouvoir s’élever, il observe les vivants, frustré d’avoir perdu sa place au milieu d’eux.

Vous rendez William très bienveillant, mais il éprouve des remords. Avez-vous voulu qu’il tente de réparer l’abandon de sa fille, de combler le manque ?
Exactement ! Sa mort va être une chance pour lui de réparer l’erreur de sa vie : avoir laissé, il y a longtemps, sa compagne disparaître avec leur fille alors qu’elle était bébé. Une erreur qu’il ne se pardonne pas et qui l’a privé du bonheur de voir grandir Eden.

William en veut aussi à son « meurtrier ». Surmonte-t-il sa rancune ?
Ne dévoilons pas trop l’histoire… Mais vis-à-vis de l’homme qui a provoqué sa mort, il y a tout, c’est vrai, tout un parcours initiatique qui doit faire passer William du ressentiment au pardon. En sera-t-il capable ?

Comment arrive-t-il à dépasser le chagrin d’être séparé à jamais de sa fiancée, Katsuko ?
Katsuko est une scientifique pur jus, hermétique à ses appels. À force d’échouer à communiquer avec elle, William se fait une raison. Et puis, ses retrouvailles avec Éden vont peu à peu combler son manque affectif.

De son côté, avez-vous désiré qu’Éden pardonne, retrouve confiance ? En un mot, vit-elle à travers cette expérience, une forme de résilience ?
Eden en a longtemps voulu à son père biologique, qu’elle regardait comme un « salaud », sans connaître la vérité sur son passé. Mais là encore, elle va apprendre à le regarder autrement. Oui, vous avez raison, on peut parler d’une forme de résilience.

Pensez-vous qu’il puisse y avoir une vie après la mort ? Que les disparus nous font signe ?
C’est une hypothèse que j’ai développée dans mon roman. Une hypothèse rassurante pour ceux qui ont perdu un être cher. De nombreux lecteurs m’ont d’ailleurs confié avoir été apaisés après avoir lu « Est-ce que tu m’entends ? » C’est le plus beau compliment qu’on puisse m’adresser.

William est écrivain, croyez-vous que les livres nous survivent, que nous écrivons pour laisser une trace ? Et vous, qu’est-ce qui vous pousse à écrire ? Depuis quand écrivez-vous ?
Même si l’idée de postérité me semble un peu vaine, les livres nous survivent, c’est un fait. Ils constituent une empreinte de notre passage sur Terre. J’écris depuis que je suis adolescent, pour apaiser mes angoisses, exprimer ce que je ressens, crier ma différence aussi – nous sommes tous différents. En un mot, tenter de dormir tranquille !

Ce roman puise-t-il ses racines dans votre vie personnelle ?
Jamais je n’aurais écrit ce livre si mon père n’était pas décédé d’un cancer fulgurant en 2009. Il n’est pas impossible, d’ailleurs, que j’aie inventé toute cette histoire pour me donner une chance de dialoguer avec lui une dernière fois…

Quelles sont vos plus belles rencontres ? Mylène à qui vous avez consacré un livre ? Cabrel ?
Mylène Farmer est une femme que j’admire infiniment, Cabrel un artiste qui force le respect. Mais mes rencontres les plus belles s’écrivent au présent et se rêvent au futur. Apprendre à connaître mes filles, alors qu’elles se construisent sous mes yeux, est une expérience fascinante. C’est tout ce qui a manqué à William, mon héros, avec Éden. Une lectrice m’a récemment avoué que mon livre l’avait rapprochée de ses enfants. Ça m’a vraiment touché.

Est-ce que tu m’entends ?
de Hugues Royer
Editions l’Archipel
18,95 €

EST-CE QUE TU M’ENTENDS ? "Une rêverie qui fait du bien"

Merci à David Lelait-Helo pour avoir partagé son enthousiasme dans l'hebdomadaire "Nous Deux" du 09/09/2014. Cela permettra à de nouveaux lecteurs de découvrir "Est-ce que tu m'entends ?"

Merci à David Lelait-Helo pour avoir partagé son enthousiasme dans l’hebdomadaire "Nous Deux" du 09/09/2014. Cela permettra à de nouveaux lecteurs de découvrir "Est-ce que tu m’entends ?"

"Est-ce que tu m’entends ?" à la radio

Un grand merci à Loïc Barrière de m'avoir reçu pour une interview dans "La Grande Bibliothèque", l'émission culturelle incontournable de Radio-Orient.

Un grand merci à Loïc Barrière de m’avoir reçu pour une longue interview dans "La Grande Bibliothèque", l’émission culturelle incontournable de Radio-Orient.

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Erwan Chuberre, étoile parmi les étoiles

Erwann Chuberre s'est éteint dans la nuit du 25 août 2014, des suites d'une longue maladie, à l'âge de 43 ans.

Erwan Chuberre s’est éteint dans la nuit du 25 août 2014, des suites d’une longue maladie, à l’âge de 43 ans.

Mon cher Erwan,

Tu es passé comme une étoile filante, avec un insatiable appétit de vie. L’envie de briller aussi, de trouver ta place parmi les stars que tu admirais. Sans modération. Jusqu’à ce que la passion se consume. Te consume. Cette place, tu l’as trouvée en écrivant. En te glissant dans la peau de celles que tu portais aux nues. Comme une seconde peau. Une manière de cacher tes pudeurs derrière le strass et les paillettes. En t’autoproclamant « spécialiste des divas », tu as fait de ton rêve une réalité. Tu as trouvé le rôle de ta vie. Et recueilli les applaudissements qui t’ont réchauffé le cœur.

Nous nous sommes rencontrés sur un plateau de télévision, il y a huit ans ; tous deux auteurs d’un livre sur Mylène Farmer, que nous devions défendre dans un débat animé par Eric Naulleau. J’ai chroniqué plusieurs de tes livres dans un célèbre magazine people et je me suis souvent étonné, je l’avoue, de ta frénésie à publier autant de biographies. Tu voulais aller vite. Sans doute sentais-tu que le temps t’était compté.

La maladie, tu as voulu lui tordre le cou par l’humour. La faire mourir de rire. Ton récit, « Cancer, ce n’était pourtant pas mon signe astrologique », était bluffant de courage et d’autodérision. Lorsque j’ai déjeuné avec toi, au début de l’été, tu m’as parlé de ces projets d’écriture qui te portaient encore, te tenaient en éveil lorsque Miss Douleur te fichait la paix.

Ces derniers semaines, tes forces t’avaient peu à peu quitté, mais je suis heureux de t’avoir vu me sourire, un mardi matin, chez toi, cerné par les toiles de Frantz, ton mari, ton amour, qui formaient autour de ton lit le panthéon de ces stars qui t’auront tant fasciné. Ce que Frantz t’a donné dans ces moments de souffrance et de grâce, peu de peuvent l’espérer de celui ou celle qui partage leur vie. Tu tenais une cigarette allumée avec l’élégance d’Ava Gardner. Dans ton sourire, j’ai décelé une lueur de malice, celle de l’enfant qui n’accepte pas la fatalité. Je t’ai trouvé magnifique.

Aujourd’hui, ma peine est immense. Ma colère aussi. On ne devrait pas mourir à 43 ans. Tu m’as confié récemment avoir vu en moi un « frère ». Tu le resteras à jamais dans mon cœur. Et tu vas désormais briller encore plus haut, étoile parmi les étoiles.

EST-CE QUE TU M’ENTENDS ? Toute la presse en parle

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Laurent Ruquier en train de lire EST-CE QUE TU M’ENTENDS ?

L'animateur d'"On n'est pas couché", sur France 2, est aussi un grand lecteur. On le voit ici plongé dans la lecture de mon dernier roman, "Est-ce que tu m'entends ?" Tellement absorbé que même sa maquilleuse n'arrive pas à le déconcentrer...

L’animateur d'"On n’est pas couché", sur France 2, est aussi un grand lecteur. On le voit ici plongé dans la lecture de mon dernier roman, "Est-ce que tu m’entends ?" Tellement absorbé que même sa maquilleuse n’arrive pas à le déconcentrer…

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EST-CE QUE TU M’ENTENDS ? recommandé par Michel Drucker

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"Ça, c’est un romancier brillant", s’est enthousiasmé Michel Drucker en présentant dans "Vivement dimanche prochain", le 15 juin, sur France 2, son dernier coup de coeur littéraire : mon nouveau roman, "Est-ce que tu m’entends ?" De la part de l’animateur le plus charismatique de la télé, lui-même auteur de best-sellers, ce compliment me va droit au coeur…

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