« City Of Love », un clip magistral

D’aucuns la jugeaient à bout de souffle, peu inspirée, vouée à se répéter sans prendre le risque d’écorner son mythe… Avec Interstellaires, Mylène nous apporte la démonstration du contraire. En plus d’un renouveau musical qui nous fait songer au choc Anamorphosée, elle nous offre un album-concept autour du voyage spatial qui, par sa cohérence, nous rappelle Innamoramento.

Mais avec le clip de City Of Love, la star démontre aussi qu’elle n’a rien perdu de sa créativité visuelle. Elle nous avait déjà intrigués avec la vidéo d’A l’ombre, où elle devenait une sculpture vivante que n’aurait pas reniée Francis Bacon. Le court-métrage signé Pascal Laugier va encore plus loin : en se grimant en créature hideuse tombée du ciel, la chanteuse parvient à nous toucher et nous transmettre ce sentiment de différence qui est l’essence même de son tempérament artistique. Oui, être un(e) artist(e), c’est se sentir différent(e).

Pas besoin d’avoir l’apparence de la beauté pour se lancer dans une quête éperdue d’amour. Dans ce clip, Mylène prend le contrepied de ce qu’on attend d’elle : être une icône glamour, notre french queen of pop. En devenant ce monstre blessé, elle retrouve le souffle primal de son inspiration. Ces regards intrigués que porte sur les représentations du couple amoureux le personnage qu’elle incarne sont d’une vérité bouleversante – il y a longtemps que Mylène n’avait pas été aussi convaincante en tant qu’actrice. Il fallait oser, également, l’étreinte finale entre cet oiseau aux ailes brisées et un mannequin articulé.

Après Stolen Car, formaté pour l’international, Mylène montre qu’elle n’a rien perdu de son audace artistique, inscrivant le clip de City Of Love au sommet de sa clipographie mythique.

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2 commentaires

  1. Super j adore mais je vois pas le rapport du clip par rapport à la chanson

  2. Très joli clip, très original.

    Je ne suis pas d’accord avec ceux qui adulent les clips des années 80/90, et dénigrent ceux des années 2000. Mylène a fait de beaux clips à toutes les époques. (cependant je ne les aime pas tous évidemment).

    J’apprécie certains des années 80/90, d’autres beaucoup moins.

    Depuis 2000, j’apprécie : les mots, fuck them all, redonne-moi, si j’avais au moins, je te dis tout, à l’ombre…

    Celui-ci fait plus « film d’horreur », cela change. Elle propose encore quelque chose de nouveau.


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