Erwan Chuberre, étoile parmi les étoiles

Erwann Chuberre s'est éteint dans la nuit du 25 août 2014, des suites d'une longue maladie, à l'âge de 43 ans.

Erwan Chuberre s’est éteint dans la nuit du 25 août 2014, des suites d’une longue maladie, à l’âge de 43 ans.

Mon cher Erwan,

Tu es passé comme une étoile filante, avec un insatiable appétit de vie. L’envie de briller aussi, de trouver ta place parmi les stars que tu admirais. Sans modération. Jusqu’à ce que la passion se consume. Te consume. Cette place, tu l’as trouvée en écrivant. En te glissant dans la peau de celles que tu portais aux nues. Comme une seconde peau. Une manière de cacher tes pudeurs derrière le strass et les paillettes. En t’autoproclamant « spécialiste des divas », tu as fait de ton rêve une réalité. Tu as trouvé le rôle de ta vie. Et recueilli les applaudissements qui t’ont réchauffé le cœur.

Nous nous sommes rencontrés sur un plateau de télévision, il y a huit ans ; tous deux auteurs d’un livre sur Mylène Farmer, que nous devions défendre dans un débat animé par Eric Naulleau. J’ai chroniqué plusieurs de tes livres dans un célèbre magazine people et je me suis souvent étonné, je l’avoue, de ta frénésie à publier autant de biographies. Tu voulais aller vite. Sans doute sentais-tu que le temps t’était compté.

La maladie, tu as voulu lui tordre le cou par l’humour. La faire mourir de rire. Ton récit, « Cancer, ce n’était pourtant pas mon signe astrologique », était bluffant de courage et d’autodérision. Lorsque j’ai déjeuné avec toi, au début de l’été, tu m’as parlé de ces projets d’écriture qui te portaient encore, te tenaient en éveil lorsque Miss Douleur te fichait la paix.

Ces derniers semaines, tes forces t’avaient peu à peu quitté, mais je suis heureux de t’avoir vu me sourire, un mardi matin, chez toi, cerné par les toiles de Frantz, ton mari, ton amour, qui formaient autour de ton lit le panthéon de ces stars qui t’auront tant fasciné. Ce que Frantz t’a donné dans ces moments de souffrance et de grâce, peu de peuvent l’espérer de celui ou celle qui partage leur vie. Tu tenais une cigarette allumée avec l’élégance d’Ava Gardner. Dans ton sourire, j’ai décelé une lueur de malice, celle de l’enfant qui n’accepte pas la fatalité. Je t’ai trouvé magnifique.

Aujourd’hui, ma peine est immense. Ma colère aussi. On ne devrait pas mourir à 43 ans. Tu m’as confié récemment avoir vu en moi un « frère ». Tu le resteras à jamais dans mon cœur. Et tu vas désormais briller encore plus haut, étoile parmi les étoiles.

5 commentaires

  1. Très triste nouvelle… Qu’il repose en paix avec les Anges…

  2. mis a part le fait qu on a banalisé le cancer comme maladie « normale » de plus en plus mal soignée ,il est possible de calculer sa durée de vie par informatique meme si certains peuvent sentir leur fin proche et de faits les assureurs « vies » y perdent de moins en moins ;il n y a pas que les maladies pour tuer l etre humain celui ci s en charge bien lui meme pour y arriver vu les pollutions et tout ce qu on nous cache

  3. paix a son ame tout en souhaitant qu elle retombe mieux dans un prochain passage sur terre ;mais regrette t on jamais sa vie !!!

  4. Magnifique hommage , merci pour ce court texte qui traduit toutes mes émotions et de ce que j’ai vécu trop rapidement avec Erwan… Un être si généreux, et boulimique de la vie … Il manque …

  5. Merci


Comments RSS TrackBack Identifier URI

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

  • FACEBOOK