« Les bien-aimés » : une fable sur le manque

 

« On peut vivre sans l’autre, mais on ne peut vivre sans l’aimer. » Ainsi chante Madeleine, l’héroïne incarnée par Catherine Deneuve dans Les bien-aimés de Christophe Honoré, diffusé en ce moment su Canal +. Un film qui pourra irriter par ses lenteurs, mais qui ne laissera pas indifférent.

En apparence, tout oppose Madeleine, prostituée occasionnelle qui tombe amoureuse d’un client dans les années 1960, et sa fille Vera, libérée sexuellement mais folle d’un batteur anglais homosexuel dans les années 1990. En réalité, pour toutes les deux, le manque nourrit un sentiment puissant, qui vient contrecarrer un quotidien insipide. Madeleine voit à peine celui qui partage sa vie, et Vera traite comme un ami l’homme qui l’aime.

Ne pouvons-nous aimer que dans le manque ? Faut-il être insaisissable ou absent pour susciter la passion ? C’est le sujet de méditation que  le réalisateur soumet à notre réflexion…

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