« Adieu Berthe » : courez-y !

Croire qu’on peut choisir, n’est-ce pas la plus grande des illusions ?

Denis Podalydès aime les gens ordinaires. Son héros, Armand, pharmacien de banlieue, est partagé entre sa femme et sa maîtresse. Il voudrait « rompre en douceur », sans se faire mal, c’est tellement humain de vouloir éviter la souffrance. Le décès de sa grand-mère, Berthe, va amener les personnages de l’histoire à revoir leurs positions.

C’est une comédie même pas noire, où le réalisme le plus terre à terre peut basculer à tout moment dans le surréalisme le plus débridé. En témoignent les entreprises de pompes funèbres qui se livrent bataille pour inhumer (ou incinérer) Mémé, de façon solennelle, avec un patron qui ressemble au gourou d’une secte, ou à la cool (quand c’est l’entreprise Obsécool qui est à la manoeuvre).

Le Smartphone s’invite comme un élément à part entière du film. Sonneries qui parasitent les conversations, textos que s’envoient en permanence les personnages rythment le film au moins autant que l’habillage musical, qui oscille entre la farce et l’émotion – on réentend avec bonheur une chanson de Moustaki, Il est trop tard.

Parmi les acteurs, tous très justes (Arditi campe le père alcoolique et dingo de Podalydès), Valérie Lemercier se taille des répliques de choix, dont la fameuse tirade, prononcée dans le cimetière, sur la lâcheté de son amant : « Pète un bon coup, sors ta bite et nous fais pas chier ».

Bref, une comédie tendre et poétique, absolument pas calquée sur les codes des scenarii américains qu’on voudrait imposer au cinéma français. Ça fait du bien !

2 commentaires

  1. Bonjour Hugues. Je suis surpris que vous parliez de ce film car à la fin de la BO ça dit qu’il est sorti le 20 juin. Ca fait donc déjà un certain temps. Je n’en ai absolument pas entendu parler. Ca a l’air en effet sympathique avec pleins de très bons comédiens. Le plus difficile doit peut-être être de trouver une salle où il passe encore non ? Merci en tout cas du conseil. Si je vois le film pas loin de chez moi, j’irai le voir.

    • C’est vrai, je ne me suis pas précipité pour aller le voir. Mais il vaut le détour, vous verrez…


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