« Je reviens bientôt » – quand les lecteurs en parlent

Il y a les chroniques, parfois flatteuses, des journalistes littéraires. Et puis, il y a les petits mots et les grandes lettres, des lecteurs. Pour Je reviens bientôt, vous avez été nombreux à m’écrire. Et à me raconter, par ricochet, votre histoire. Voici quelques extraits qui m’ont particulièrement touché – j’ai volontairement modifié les prénoms. Merci encore…

Sandra, le 21 janvier

 Bonjour Hugues !
J’ai perdu mon Papa le 6 octobre dernier, j’ai « dévoré » votre livre, je l’ai mouillé de mes larmes d’émotion…  J’ai revécu l’agonie de mon père, j’ai de nouveau ressenti les émotions venues dans ces moments-là ! Quel courage d’avoir écrit ce livre, je suis admirative. C’est pour moi un « exutoire » qui m’aide à faire mon deuil. Bien sûr, je recommande la lecture de ce beau livre à chacune ou chacun d’entre nous. 

Delphine, le 6 février

Bonjour, Je viens d’achever la lecture de votre livre. Je suis bouleversée par la justesse de vos mots, l’émotion et la pudeur que vous transcrivez.


Anne, le 17 février

Bonjour, je viens de lire votre livre qui m’a bouleversé. Aujourd’hui, cela fait quatre mois que mon papa est décédé d’un cancer. Comme votre père, il s’appelait Guy et, comme votre père, il était agriculteur. Les similitudes ne s’arrêtent pas là. Mon père était fier et voulait montrer une belle image de lui. Moi, je n’ai pas le don de l’écriture mais, à travers votre livre, j’ai à nouveau vécu l’accompagnement de mon père durant ce combat. Merci encore.

Filofa, le 18 février 

Je vous écris du Bénin. Mon père est mort il y a quelques mois d’un cancer. Votre livre est ce qui pouvait m’arriver de mieux. Vous le dites si bien, c’est une expérience totalement déstabilisante. Je me demande si je m’en remettrai un jour. Merci pour le livre. C’est comme si je l’avais écrit.

Elodie, le 6 mars

Venant de terminer votre récit si personnel, je me permets de vous écrire pour vous féliciter. Vous avez fait là un magnifique portrait de votre père en ange déchu. Vous analysez très bien vos sentiments qui sont, rassurez-vous, ceux de beaucoup de gens qui, parce qu’ils ont une âme, refusent de « se résigner », comme on leur conseille trop souvent dans leur entourage. 

 Pascal, le 27 mars

 Bonjour !
J’ai lu « Je reviens bientôt » (il y a un mois environ…) et je ne vous cache pas les larmes versées me rappelant un être cher emporté par cette terrible maladie… Cette personne, qui n’avait que 32 ans, respirait la joie de vivre, mais un petit kyste s’est développé en cancer incurable. Que ces êtres chers partis trop tôt reposent enfin en paix…


Amelle, le 11 avril

 J’ai lu votre livre « Je reviens bientôt » et je vous dis merci. Mon histoire n’est pas tout à fait la même bien sûr, mais cela m’a aidé. Je vous souhaite d’être heureux.

Ophélie, le 16 avril

J’ai acheté votre livre après vous avoir entendu dans une émission sur Europe 1. Votre témoignage sur la disparition de votre père fait écho à mes propres deuils. Votre témoignage et votre livre m’ont permis de mettre des mots sur différents sentiments et m’ont incitée à vous écrire. Je n’ai qu’un mot à vous dire : merci.

Rachid, le 22 avril

Bonjour. J’ai 17 ans je viens de lire votre ouvrage. Et je tiens à vous dire qu’il m’a particulièrement touché. La lecture n’est pas ma première passion mais je tenais à vous dire que votre livre est simple, beau et touchant. J’ai perdu moi aussi mon père à cause d’un cancer. C’est une belle façon de faire le deuil. Merci et bonne continuation.

Sylvain, le 24 avril

Bonjour. J’ai lu votre livre et je dois dire qu’il m’a touché. Je tiens aussi à vous dire que j’ai admiré le courage dont à fait preuve votre père face à la maladie. Mon cœur battait fort pendant ma lecture…
Mais je ne vais pas continuer à parler de ça encore longtemps, de peur de rouvrir des plaies qui ne sont peut-être pas encore cicatrisées pour vous.

  

Un commentaire

  1. Bonsoir M. Royer

    Je vous ai découvert par le biais de votre magnifique biographie sur Mylène…

    Je viens d’achever votre livre sur votre père, « Je reviens bientôt ». Et me vient immédiatement un constat que j’avais en tête: la souffrance est bien pire que la mort. La souffrance physique autant que la souffrance morale. Vous avez eu une excellente idée d’écrire étape par étape ce que vous traversiez tant que votre père était encore vivant. C’est très très intéressant comme lecture parce que vous passez du déni à la colère, de la colère à la tristesse puis de la tristesse à l’acceptation… ce fameux lâcher prise que la vie ne cesse jamais de nous enseigner…
    Je suis incroyablement émue quand je lis que votre père vous dit: « Ca monte » quand vous employez ces mots pour le rassurer… Et surtout quand vous lui dites que vous l’aimez. Je crois que vous êtes parvenu à faire ce que peu de personnes parviennent à faire: accompagner un être cher jusqu’à la fin. Vous avez été, votre mèren vos frères et vous, ses guides. Il n’est pas parti seul, il a été entouré. Je sens néanmoins que vous ne lui en voulez pas d’avoir eu besoin d’être seul ou de s’être confié plus aux soignants qu’à vous tous. Vous avez parfaitement compris qu’un homme ne veut pas faiblir devant les siens et préfère qu’ils gardent une image de lui très forte. Vous avez bien fait de lui dire que vous avez tous été bluffés de sa ténacité. Quand j’ai lu votre livre, j’ai même pensé:
    « Ces journées sont longues, c’est insoutenable, pourquoi souffre-t-il à petit feu comme ça? Pourquoi ne part-il pas tout de suite? » On ressent ce malaise, je l’ai ressenti. Celle de se dire: « Il faut qu’il parte tout de suite, le voir souffrir et rester là, impuissant, est une torture sans nom… »
    J’ai moi-même perdu une personne de ma famille, mais pas de la même manière. Je n’ai même pas pu lui dire au revoir. Cette personne était seule quand elle est partie. J’aurais aimé pouvoir la guider lors de son départ, faire, comme vous, ce que vous avez fait, lui dire: « J’accepte que tu t’en ailles, va, ne te torture plus. »
    Mais les conditions de son décès sont différentes.

    La mort n’est pas le plus dur. Le plus dur est la souffrance physique. Et l’oubli. L’oubli de détails, de mimiques, du son de la voix. C’est tuer une seconde fois la personne que de la laisser sombrer dans l’oubli.
    Mais la mort enseigne, Hugues. Vous avez appris ce fameux lâcher prise. Pour ma part, dans mon quotidien, dans les expériences que je vis, je ne parviens pas à l’accepter. Mon jeune âge sans doute.
    Je crois que votre livre m’a redonné une envie que je croyais perdue: celle d’écrire, mettre des mots sur ce qui fait qu’on a le ventre qui se tord, ce sentiment que tout autour est absurde alors que vous avez perdu quelqu’un.
    Vous avez eu la « chance » de dire « adieu » à votre père, la chance d’échanger, même si ce fut bref, sur quelque chose spirituel.
    Votre père était-il lucide quand il vous demandait s’il avait quelque chose après? Pour moi, ça ne fait aucun doute. Je pense que les mourrants atteignent un pic d’extra-lucidité qui fait qu’ils comprennent tout. C’est bien que vous lui ayez dit: « Oui, je crois qu’il y a quelque chose après. »
    Vous avez vécu ses derniers instants jusque dans votre chair, au plus profond de votre chair. Ca me rappelle ce que me disait cette personne que j’ai perdu: « Dis-moi ce qui ne va pas, que je souffre avec toi! »
    Une sorte de fusion?
    Peut-on être les parents… de ses parents?
    Votre livre montre que vient à un moment où nous, enfants, on devient les parents de nos parents, ne serait-ce que dans ces derniers instants. Tout en vous a jaillit, explosé, colère, souvenirs, enfance, mais pourtant, je sens très très peu de rancoeur… C’est sain. Très sain. Je pense que sa mort vous a apporté quelque chose de « positif ». Pas un enseignement non, mais une logique dans la continuité de l’histoire de votre vie.

    Comme le disait Mylène, lors d’un concert en 1996; « il y a deux choix dans la vie, où on regrette éternellement cette personne où on la laisse partir et on continue sa vie… » Cette phrase vaut pour un deuil quel qu’il soit; un parent qui vous rejette, un autre qui meurt, qui choisit d’abandonner le combat, ou même un(e) compagnon(ne) qui vous quitte sans aucune raison.
    La clé du bien être et de l’estime de soi; accepter l’inacceptable? Accepter d’avoir perdu? Cesser de vouloir tout maitriser, tout contrôler?

    Merci pour ce livre qui est une formidable leçon de vie. Votre père peut être fier de vous là où il se trouve. Et je maintiens que rien ne s’arrête une fois le souffle rendu. Le corps n’est qu’un manteau, qu’un vêtement. Imaginez la délivrance qu’il a maintenant, imaginez son bonheur d’avoir retrouvé sa liberté!

    J’espère qu’aujourd’hui vous êtes plus apaisé.
    J’espère aussi que vos filles sont heureuses d’avoir retrouvées leur père. Je pense qu’elles comprendront cette parenthèse dans laquelle vous aviez eu besoin de vous mettre… afin de mieux les retrouver…

    Merci, mille mercis pour ce livre M. Royer, merci pour votre témoignage qui trouve écho en chacune des personnes qui vous lisent, moi comprise.

    Parce qu’il est « des heures où les ombres se dissipent, la douleur se fige… »

    Bien respectueusement…

    Sarah


Comments RSS TrackBack Identifier URI

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

  • FACEBOOK