« Bleu Noir » : premières impressions

 

Des textes épurés, des musiques dépouillées. Un sentiment d’étrangeté et de renouveau.

 

 

C’est un sentiment de dépouillement qui me saisit à la première écoute de l’album Bleu Noir. Simplicité des textes tirant vers l’épure, mots jetés comme des slogans, voix naturelle, avec ce léger voile qui trahit la fumeuse. Dépouillement du son, surtout dans les morceaux composés par Archive – N’aie plus d’amertume suscite déjà le frisson. Le tube Oui mais…non ne semble guère représentatif d’un opus resserré sur l’essentiel : l’amour, seul remède possible au mal de vivre qui ne peut s’empêcher de refaire surface. 

Certains messages anciens sont comme réactualisés – ainsi le paradoxal Diabolique mon ange est la version 2010 de Sans logique. D’autres, à l’image de Leïla, marquent une ouverture accrue sur le monde. C’est aussi la première fois que Mylène chante plusieurs mélodies entièrement en anglais – elle nous y avait préparés en signant plusieurs duos bilingues. 

Bref, un sentiment à la fois d’étrangeté et de renouveau.

Evidemment, ce ne sont que de premières impressions. Quelles sont les vôtres ?

3 commentaires

  1. Entièrement d’accord. Mais aussi un album sur l’amitié profonde, le départ, la séparation, non ? Et sur le silence entre les êtres aimés… Mon seul bémol est la fin saturée de Inseparables, je ne la comprends pas. Cet album ? À voir sur la durée, l’exploitation. Les singles, les clips, et les versions en live dans quelques années.

  2. Si je puis me permettre (au commentaire au dessus)… la fin saturée d’Inseparables c’est le son poussé à l’extrême quasi inaudible, le bruit, la communication entre deux êtres qui n’est plus possible, c’est aussi la solitude de l’être éconduit, c’est les mots qui n’ont plus de sens, qui ne sont plus qu’un son dissonant, c’est aussi l’ivresse du chagrin profond, son vertige, la fièvre de l’amoureux fou qui fait tanguer, l’harmonie brisée, l’obsession d’un visage (à noter « to see you » qui revient en boucle comme une quête absolue), ce peut être la rature finale. Rien n’est fait au hasard sur un album, la musique a ses mots, ses images.

    Pour moi cet album est incroyablement INTIME. L’impression qu’il est question d’une rupture tant il est sombre, comme s’il avait été fait en l’hommage de quelqu’un… Le titre, une épitaphe? On peut y entendre un prénom, à mots couverts. On a vraiment l’impression qu’elle parle d’elle et de son vécu, elle ne raconte plus « d’histoires », elle est là tout entière avec sa douleur. D’ailleurs notons qu’il y a (et c’est rare!) trés peu de jeux de mots, comme si même la langue avait gardé une forme de retenue ou de pudeur, comme si les mots ne devaient dire plus que l’essentiel, loin de toute complicité. On est dans le face à face cru(el) avec l’absence, les souvenirs, les eaux bleues noires d’un temps entre parenthèses où l’autre nous jette lorsqu’il nous quitte. En esperant que ce n’est pas ce qui lui est arrivé..

    (merci pour ce site!)

    • Tout à fait d’accord. Ok pour la fin d’Inseparables. Je finirais par l’apprécier, commt toujours avec Mylène, je ne m’inquiète pas pour ça. Pour le reste je me suis aussi fait cette réflexion. Décidément Mylène nous donne toujours plus !


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