« Oui mais… non » et la question du désir

 

 

« Le mouvement du désir est contradictoire », a écrit le philosophe Hegel. Tel pourrait être, en substance, le message de « Oui mais…non », le nouveau tube de Mylène Farmer. Message remarquablement illustré dans le clip de la chanson. Chaque sexe est renvoyé à ses stéréotypes : vêtues de noir, les femmes incarnent le mystère ; coiffés de perruques larges comme des bicornes, les hommes symbolisent la force, l’énergie à l’état brut. Comment les deux pôles s’attirent-ils ? La vidéo le suggère en alliant l’élément liquide, féminin, et l’élément terrestre, cette poudre noire ou blanche qui recouvre les corps des danseurs. 

Et puis, soudain, au terme d’une parade amoureuse, l’étincelle jaillit au bout d’une sorte de baguette magique. L’homme se tourne vers la femme, qui se tourne vers l’homme. Instant du désir, insaisissable et magique. Avec cette envie de traverser le mur  qui sépare les sexes : chacun son tour, l’homme et la femme brisent la paroi de verre pour se rencontrer.

Quant à Mylène, ondulant sous les néons, elle montre à quel point le désir est moteur : il réchauffe le coeur de celui qui l’éprouve, lui insuffle l’énergie. Ce n’est donc pas un hasard si la chanteuse, gainée de noir, représente plus que jamais, dans ce clip, l’ultime objet du désir.

 

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2 commentaires

  1. J’aime beaucoup ce clip, malgré le fait que certains le trouve trop inspiré par lady gaga.
    Votre analyse du clip est pertinente.


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